Le divorce des parents, jamais facile et toujours douloureux...

Le divorce des parents, jamais facile et toujours douloureux...
On ne s'y attend pas toujours mais, quand les parents prennent la décision de se séparer, bien souvent tout bascule et il faut s'accrocher.

Tu n'as rien vu venir, c'était comme d'habitude, pas de disputes, pas de cris et d'un seul coup le monde s'écroule : tes parents viennent de t'annoncer qu'ils ont décidé de se séparer. Tu ne comprends pas, alors que pour toi tout allait bien...

C'est difficile mais dans l'idéal il faut arriver à prendre suffisamment de distance pour voir ton père et ta mère comme un homme et une femme... qui reprennent chacun leur liberté sentimentale et amoureuse. Le couple parental existera toujours, la preuve en est : TOI ! Le couple qui a disparu est le couple conjugal. Evidemment cela ne se fait pas dans la joie et la bonne humeur ! La souffrance est souvent au rendez-vous.



Témoignage de Julia, 16 ans. Laundun

Ne t'en mêle pas

"C'était un moment assez difficile à vivre, voir deux êtres qui s'aimaient se déchirer, surtout quand ce sont ses parents. C'est très dur à vivre.
L'ayant vécu, je pourrais donner comme conseil de laisser les "grandes personnes" régler leurs problèmes sans s'en mêler.
Vous n'êtes pour rien dans ce qui se passe ! N'oubliez pas qu'ils vous aiment, c'est l'essentiel ! Un amour est brisé mais l'autre (celui de la famille) survit à tout !"



Témoignage de Hélène, 26 ans. Bordeaux


On aura droit à notre bonheur

"Avant que cela arrive, on se dit que ça n'arrive qu'aux autres, alors c'est toujours dur à vivre.
Toutes les habitudes changent mais, souvent, c'est pourtant la seule chose à faire quand il n'y a plus de dialogue entre les parents et que la violence s'installe. Il faut bien trouver une solution. Alors, dans ce cas précis, il faut se dire qu'il nous reste, à nous les enfants, notre vie à faire et que l'on aura malgré tout droit à notre bonheur."



Témoignage de Emilie, 21 ans. Le Mans

Les amis et la famille

"J'allais avoir 10 ans lorsque mes parents se sont séparés. Ça n'a pas toujours été facile à vivre. Je manquais beaucoup l'école, j'étais souvent malade.
Je crois que, pour surmonter ça, il faut des personnes qui nous soutiennent énormément pour ne pas sombrer !
Moi, c'est grâce à ma maman, ma marraine et des amis. Je crois que, s'ils n'avaient pas été là pour m'écouter, me comprendre et me donner autant d'amour, je ne serais pas aussi heureuse aujourd'hui.
J'ai réussi à vivre une adolescence normale et équilibrée sans vivre avec mes deux parents ensemble."



Témoignage de Gwendoline, 17 ans. Cognac

Maintenant ils sont heureux

"Le divorce de mes parents et la chose la plus affreuse qui me soit arrivée ! J'ai cru que le ciel s'écroulait sur moi. Je me suis donc plongée dans une déprime avec personne à qui parler ! J'ai fait des erreurs et du mal à mes parents et aujourd'hui je le regrette ! Le plus dur est que mon papa est parti pour une femme à 500 km de moi donc je le vois rarement !
Mais aujourd'hui je vois ma mère heureuse et c'est ce qui est le plus important pour moi ! Mes parents sont heureux. Moi, j'ai des hauts et des bas, mais c'est tellement mieux de voir ses parents heureux ! Il ne faut pas démoraliser car, pour des enfants comme moi, on trouve un jour ou l'autre le moyen de s'en sortir et de sourire ! Bisous."



Témoignage de Anonyme, 22 ans.

Il faut s'accrocher !

"Quand mes amis parlaient de leurs parents qui divorçaient, moi j'étais fière, les miens s'aimaient et ne pouvaient pas se séparer. J'avais 15 ans quand ils ont divorcés. Ma fierté s'est écroulée en même temps. J'ai tout laissé tomber, les cours, les profs, les devoirs. Aujourd'hui je suis serveuse, je voulais être médecin.
Si j'ai un conseil à donner, c'est de s'accrocher. De s'enfermer dans son monde, de ne pas prendre part aux problèmes que traversent ses parents. Ne pas laisser les problèmes des autres gâcher sa propre vie !"



Témoignage de Geoffroy, 19 ans. Chamonix

Patience et compréhension

"J'avais 13 ans quand mes parents m'ont annoncé qu'ils se séparaient. Comme ça, du jour au lendemain. Je n'étais au courant de rien. Je suis resté vivre chez mon père. Ce n'est qu'au cours de leur procédure de divorce que j'ai appris que ma mère quittait mon père pour un autre homme. Ça m'a fait très mal, je me suis senti trahi, pour mon père aussi. Maintenant, les relations avec ma mère se sont améliorées mais ça a pris du temps.
A ceux qui vivent le divorce de leurs parents, je dis soyez patients, surtout compréhensifs, car c'est leur histoire ensemble qui s'achève, pas la vôtre. Les sentiments pour vous ne changeront pas, croyez moi."



Témoignage de Marine, 19 ans. Nice

Tu ne perds personne

"J'avais 17 ans quand mes parents ont divorcé. Sur le coup, il était hors de question pour moi qu'ils divorcent mais, par la suite, j'ai ouvert les yeux et compris qu'il devenait même urgent qu'ils divorcent.
Le conseil que je pourrais donner aux ados qui vivent cette situation, c'est de prendre le bon côté de la chose. Ne voyez pas que votre intérêt, vos parents ne veulent plus vivre ensemble et ils ont besoin de se séparer ! Ne les en empêchez pas ! Car vous ne vivez pas la situation comme eux la vivent. Vous ne perdez personne ! Bien au contraire, vous pouvez retrouver une mère ou un père beaucoup plus vivant ! Que demander de mieux que de voir ses parents heureux ?"



Témoignage de Anne-Laure, 20 ans. Verdun

Ne prends pas parti

"Evite surtout de te faire prendre en sandwich par tes parents, n'hésite pas à leur dire que ce ne sont pas tes histoires, et que tu ne veux pas t'en mêler, ne prend pas parti.
Sois fort, pour que cela ne te touche pas trop (oui, "trop" prend tout son sens : tu seras forcément très touché)..."



Témoignage de Malou, 15 ans. Nevers

Pleure un bon coup

"Mes parents ont divorcé quand j'étais en CM2. Au début la terre s'écroule. Et puis le temps passe, et puis on s'habitue. Et tout cela me paraît si loin. Je n'imagine même plus vivre avec ma mère et mon père en même temps.
Il suffit simplement de pleurer un bon coup et de laisser passer le temps pour réussir à surmonter cette étape. Il faut se dire que de toute façon, on ne peut rien y faire en tant qu'enfant, et que peut-être vivre avec des parents divorcés ne sera pas pire, voir mieux même :) "


Alors, comment faire face à la douleur de ses parents ? Et à la sienne ? Il n'y a pas de recette magique, seule la parole peut vraiment aider. En parler avec ses parents est ce qu'il y a de mieux mais cela n'est pas toujours possible, alors on peut essayer d'en parler avec ses frères et soeurs, avec des membres de la famille ou encore avec des amis qui ont connu les mêmes difficultés. N'hésite pas à poser des questions sur ce qui te semble obscur dans cette histoire... Il ne s'agit évidemment pas de rentrer dans la vie intime de tes parents, car cela leur appartient, mais de les interroger sur ton avenir, bref rien de facile.

# Enviado em Quinta 12 Outubro 2006 11:23

Modificado em Domingo 22 Outubro 2006 05:38

Pourquoi les mecs et les filles ont du mal à se comprendre ??? (je tiens a preciser que le texte n'est pas de moi et que c'est une generalité, toute les filles et tout les mecs ne sont pas comme ça!)

Pourquoi les mecs et les filles ont du mal à se comprendre ??? (je tiens a preciser que le texte n'est pas de moi et que c'est une generalité, toute les filles et tout les mecs ne sont pas comme ça!)
Dispute, quiproquo. les mecs et les filles ne se comprennent pas toujours, on a même parfois l'impression qu'ils ne parlent pas la même langue.




Les filles entre elles, les mecs entre eux :


Le temps de parole n'est pas le même ! Les filles ont besoin de parler des heures, et d'ailleurs elles ne s'en privent pas. Y'a qu'à voir deux copines au téléphone, ça peut durer 3h alors qu'elles ont déjà passé la journée ensemble ! Elles analysent beaucoup les choses, les situations, les gens. Par exemple elles vont passer 2h à essayer de comprendre si oui ou non le regard qu'a lancé Greg à Léa signifie qu'il a envie de sortir avec elle ! Enfin elles se prennent la tête quoi !



Les mecs entre eux ? C'est du sérieux, du terre à terre ! Quand ils se téléphonent ça prend maximum 1 minute 30, le temps de se donner les infos pratiques et basta. Parler de leurs sentiments, non mais ça va pas ou quoi ! Pas question de passer pour un mec fragile !



Les filles et les mecs en couple :


Quand un truc ne va pas entre une fille et son mec, c'est quasiment tout le temps la fille qui aborde le sujet. Le mec aura plus tendance à esquiver. Par exemple s'il fait la gueule, il aura envie d'être tranquille. et surtout de pas entendre sa copine lui répéter "ben je le vois bien qu'il y a un truc qui ne va pas !". Il n'a pas envie de se justifier quoi. A force d'insister sa copine arrivera bien à le faire parler et à la limite ça l'aidera mais au départ c'est pas un truc naturel chez lui. Pareil dans les disputes, au début c'est souvent la fille qui reproche dix mille trucs à son mec. tant qu'elle n'a pas de réponse, elle ne lâche pas l'affaire ! En face, le mec, laisse passer, prends sur lui, dit rien, et puis au bout d'un moment ben ça explose, faut pas le chercher trop longtemps non plus ! Et là plus la peine d'essayer de parler calmement. la fille fond en larmes et le mec claque la porte. ah la la c'est difficile de communiquer ! Heureusement avec un peu d'entraînement, chacun s'adapte aux réactions de l'autre et on finit par s'entendre !


Et puis faut avouer aussi que les mecs pensent beaucoup avec leur sexe
(je trouve que c'est mieux de dire comme ça que de dire ce que vous avez compris :D lol) et très peu pensent avec leur coeur, heureusement tous les mecs ne sont pas pareil il y a des exceptions qui confirme la regle (oui oui y en a je deconne pas) mais je pense que les filles et les mecs ne se comprendront jamais, car chacun est different et vois les choses a sa façon et puis on est pas pareil c'est tout lol.

# Enviado em Quarta 18 Outubro 2006 13:40

Modificado em Sábado 28 Outubro 2006 12:54

Plutot pour les couples, comment parler de sexe avec lui/elle

Plutot pour les couples, comment parler de sexe avec lui/elle
Quand on s'aime on pourrait penser qu'il est très facile de tout se dire et d'exprimer ses angoisses, ses choix, ses envies en matière de sexualité.

Mais c'est pas toujours le cas. Alors, pourquoi est-il plus difficile de parler que de coucher ?

Combats tes inhibitions !!!

Le plus souvent, le manque de communication touche l'acte sexuel. Au minimum ça t'oblige à te contenter de rapports insatisfaisants, au pire ça te conduit à accepter des choses qui ne te procurent aucun plaisir, voire même à te sentir obligé(e) de faire des trucs qui te dégoûtent ou à te sentir anormal(e) si tu refuses de les faire, sans parler de cette angoisse de décevoir ton mec ou ta nana.

Pudeur, éducation, mauvaise expérience, vision distordue de la sexualité à cause du porno qui t'a fait associer certaines pratiques à de la perversion ou inversement certaines pratiques extrêmes pour des actes normaux, manque de confiance en soi, auto censure etc. A chacun de faire son analyse. tout seul et aussi à 2.

Quelques solutions d'approche

Tu y arrives seul(e) mais pas à 2.


Tu n'es pas obligé(e) d'avoir absolument recours au langage verbal, même si c'est toujours mieux, pour lui expliquer comment tu arrives au plaisir. Pense aussi au langage du corps, aux gestes pour arriver à guider l'autre et lui montrer ce qui te fait plaisir. Prends-le/la par la main (au sens propre), mets-toi dans une position qui lui suggère ce que tu aimerais.

Spécial filles : si tu as surtout du plaisir grâce à ton clitoris qui n'est malheureusement pas très sollicité lors de la pénétration, il faut l'expliquer à ton copain. Joue la carte « confidence », « je t'appends un petit truc de fille » pour instaurer une complicité et surtout insiste bien sur le fait que ça ne remet pas en cause sa « performance », au contraire ça ne fera que l'amplifier ;-)

Le sexe à l'oral me dégoûte et je sens qu'il/elle est déçu que je ne lui fasse pas ce genre de caresses

Il faut le dire franchement. Insiste bien sur le fait que ça n'a rien à voir avec son sexe à lui/elle mais que c'est une aversion que tu n'arrives pas à maîtriser. Ne te force jamais bien sûr mais dis-lui qu'avec le temps tu arriveras peut être à changer d'avis. Parler et essayer de comprendre pourquoi ça t'ennuie (impression de te rabaisser etc.) pour que ça ne devienne pas un sujet tabou, voire un sujet potentiel d'engueulades ;-)

Tu n'arrives pas à prendre d'initiatives

Demande lui de l'aide. Ouvre-toi de ce désir de prendre un peu plus les choses en main et aussi de ce blocage. Demande lui de te montrer (il/elle n'est pas obligé de parler, il/elle peut te guider) ce qui lui ferait plaisir.

# Enviado em Quinta 19 Outubro 2006 05:36

se faire mal, pourquoi ?...

Pourquoi certains d'entre nous en viennent à sa faire souffrir ? Peut-être y as tu pensé, peut-être l'as tu fait, peut-être que certaines personnes que tu connais sont concernées...?

"Tolérance zéro!

Pour Philippe Jeammet, l'entourage qui a sous les yeux une personne s'étant infligée des blessures doit dire « stop ». Il ne faut pas se dire : "elle fait ce qu'elle veut, cela va passer". Il faut être clair là dessus, on ne choisit jamais de se faire du mal. Il faut poser tout de suite une limite, même si la personne dit qu'elle contrôle le truc, il faut lui dire stop. Ce que tu fais est injuste, ce que tu fais est inefficace.
Parce que le piège c'est l'engrenage. Plus on adopte ce système de réponse à une émotion, à une angoisse et plus le système se renforce pour devenir très difficile après à modifier.

Alors, les parents ne sont pas toujours les mieux placés, mais différents intervenants, amis, cousine, grand-mère, peuvent aider à casser le cercle vicieux. Ce qui compte, c'est la confiance, que la personne puisse se confier, trouver une ouverture pour dépasser sa gêne. Cette personne pourra alors la mettre en contact avec un quelqu'un d'un peu spécialisé : médecin, psychologue, psychiatre.

« On est juste des outils pour que la personne retrouve une marge de liberté ».
Pour que la personne s'en sorte, il faut compter sur sa vitalité. Il ne faut pas s'apitoyer, la plaindre, mais au contraire, lui dire « tu as une sacrée énergie, il va falloir à un moment que tu choisisses de te battre avec toi même pour que cela cesse ». Après, par exemple lors d'une psychothérapie, le travail consistera à reprendre confiance en soi, à changer son image de soi et à parvenir à purger sa colère et tout ce qu'on a sur le cour. Cela passe par des mots, parfois des cris.

En tous les cas, il faut que la personne comprenne que le psy, le médecin, le traitement éventuels ne sont que des outils pour qu'elles se redonnent de la liberté. Parce que c'est bien de liberté dont il s'agit, retrouver le liberté de d'inventer d'autres réponses aux frustrations, aux colères, aux déceptions de la vie. Au moins un peu de liberté, parce que la liberté absolue n'existe pas."

# Enviado em Quinta 19 Outubro 2006 06:20

l'anorexie ou mince à tout prix

Sorte de grève de la faim, l'anorexie touche principalement les filles. Motivée par l'obsession d'être toujours plus mince et de ressembler aux filles des magazines, cette maladie nécessite une prise en charge.


Francis Pradeau Médecin des hôpitaux explique:



"L'anorexie fait partie des troubles du comportement alimentaire, qui touchent 20% des "ados". Elle débute presque toujours à l'adolescence, et concerne, dans 90% des cas, des filles : près de 0,5% des filles de 15-20 ans sont anorexiques, et la fréquence augmente actuellement dans tous les pays occidentaux. C'est une maladie d'évolution chronique, grave. Seulement 50% des cas connaissent une guérison totale, et 16% se terminent par un décès.

Sorte de grève de la faim, apparemment motivée par l'obsession d'être toujours plus mince, l'anorexie est souvent accompagnée d'une activité physique intense et abusive (pour maigrir encore plus), de vomissements provoqués et parfois de la prise de laxatifs. On peut s'interroger sur l'origine de ce comportement anormal (dit pathologique), alors même que l'anorexique souffre dans son corps martyrisé (arrêt des règles, troubles de la circulation veineuse, sensation de froid, perte des cheveux, décalcification des os, caries et chute des dents, perte de concentration et de mémoire, insomnies...).

L'adolescence y est pour beaucoup, avec la déstabilisation qu'elle entraîne du fait des problèmes psychologiques, sexuels, familiaux et sociaux liés à cette période de mutation d'un "ado" qui doit subir et réussir une véritable métamorphose. Une fragilité psychologique héritée de l'enfance, un contexte familial perturbé peuvent être des éléments favorisants, ainsi que des facteurs culturels, comme l'impact d'images imposant les critères d'une mode souvent aberrante et tyrannique.

L'anorexie est donc une maladie mentale, traduisant de profonds et difficiles conflits au sein d'une personnalité pathologique (les spécialistes parlent de conflits pulsionnels). Elle nécessite d'être traitée le plus précocement possible par des spécialistes, au premier rang desquels les psychiatres ayant l'habitude de ces prises en charge.

N'oublions pas que 16% des anorexiques meurent, à l'issue d'une longue souffrance physique et psychique..."


Questions posées à Virginie Megglé, psychanalyste et auteur de "Face à l'anorexie":

"Quelles sont les causes et les manifestations de l'anorexie ?



D'une façon abstraite, l'anorexie traduit la difficulté d'un passage d'un état à l'autre. C'est pourquoi on dit souvent qu'elle se manifeste essentiellement à l'adolescence, même si elle peut parfois toucher des nourrissons ou des vieillards.
L'anorexique, le plus souvent une fille, est donc quelqu'un qui se sent mal dans peau quand elle change de peau. Elle a le sentiment de ne pas pouvoir survivre au changement, de ne pas pouvoir se faire accepter par les autres. Elle va donc vouloir changer et mincir pour se rendre plus jolie. Ainsi, les adolescentes qui disent vouloir mincir pour ressembler aux tops modèles filiformes, veulent avant tout mincir car elles ne se sentent pas bien dans leur peau.
L'anorexie va alors se manifester comme une difficulté, voire une impossibilité, à se nourrir. A cela s'ajoute plusieurs rituels comme le tri de la nourriture (en séparant la nourriture autorisée de celle qui ne l'est pas) ou l'obsession de la balance en tant qu'élément de contrôle du poids repris ou non, mais qui n'a plus rien à voir avec l'apparence physique. Enfin, les anorexiques ont souvent un grand besoin de se dépenser, d'un côté pour perdre la nourriture ingérée et, de l'autre, pour se sentir vivre.


Quels sont les dangers de l'anorexie ?


L'un des premiers dangers est que l'anorexie devienne une vraie maladie chronique, c'est pourquoi il est très important de la traiter à temps. L'autre danger est que s'installent avec l'anorexie des addictions secondaires comme la boulimie ou la dépendance aux médicaments. Enfin, il y a le risque que le malade, trop faible, s'isole et se coupe de toute activité sociale.
L'anorexique souffre évidemment dans son corps par plusieurs types de carences physiques liées directement à l'anorexie. Les plus nombreuses sont celles des muqueuses : le déchaussement des dents, des problèmes d'ulcères de l'estomac ou de perte des cheveux... L'amaigrissement peut aussi conduire à l'aménorrhée (l'absence de règles). Les anorexiques souffrent aussi souvent d'insomnies.
Dans certains cas graves, l'anorexie peut mettre en danger à la fois la santé mais aussi la vie du malade.


Quelqu'un de mon entourage souffre d'anorexie, que puis-je faire pour l'aider ?


Il faut avant tout accepter que, si la personne souffre, ce n'est pas de sa faute : il ne faut pas lui reprocher sa souffrance. De la même façon, il ne faut pas se focaliser sur la nourriture, voire même ne pas en parler, et surtout éviter les phrases du type "tu n'as qu'à manger".
En tant qu'ami(e), il faut savoir que l'on ne peut pas grand chose. Il ne faut surtout pas jouer le rôle du professeur mais lui faire comprendre qu'elle peut s'en sortir et qu'elle trouvera les personnes qui pourront l'aider même s'il faut de la patience.
En tant que membre de la famille, il faut réussir à supporter les manifestations étranges de l'anorexie et surtout faire en sorte que la personne se sente aimée et comprise, car n'oublions pas que l'anorexie est la maladie de la personne qui ne se sent pas comprise."




Et pour guerir, comment sa se passe?

Que se passe-t-il une fois l'anorexie diagnostiquée ? Combien de temps dure le traitement et dans quelles conditions ? Voici quelques réponses a ces questions:




C'est d'abord un médecin, généraliste, pédiatre ou nutritionniste, qui peut aider l'adolescente anorexique en établissant avec elle une relation de confiance et un contrat de reprise de poids avec pesées de contrôle régulières.
Parallèlement, la jeune fille et ses parents doivent rencontrer un psychiatre afin d'essayer par la parole d'apaiser un peu les angoisses et les tensions qu'entraîne l'anorexie dans la famille.
Toutefois, si l'amaigrissement de l'adolescente est important et rapide, si sa fatigue est intense, si elle a des malaises, on a recours à l'hospitalisation, avec parfois pendant quelques jours ou quelques semaines une interdiction des visites, qu'elles soient familiales ou amicales. Un contrat de poids de sortie est fixé entre l'anorexique et l'équipe soignante : telle jeune fille doit atteindre un poids préétabli pour pouvoir envisager de sortir. Mais durant son hospitalisation, on ne se fixe pas uniquement sur son poids on tente de lui offrir un espace protégé et du temps pour se soigner.

Les soins sont pratiqués autour du corps (régimes diététiques, relaxation, massages...) et autour du psychisme (entretiens individuels, réunions de groupe soignés – soignants, ateliers thérapeutiques). Les activités diversifiées proposées peuvent même inclure la scolarité à l'hôpital.
Cette hospitalisation dure en moyenne de trois à six mois.

Pendant ce temps, les parents doivent être soutenus et participer avec d'autres parents à des groupes de parole.
Il n'est pas souhaitable de donner trop de médicaments (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs) car les personnes anorexiques, du fait de leur faiblesse, les supportent assez mal.

Que l'adolescente ait été hospitalisée ou non, il est important qu'elle trouve en elle le désir et la force de poursuivre un travail psychothérapique avec un psychiatre ou un psychologue afin de chercher et de découvrir elle-même les origines de son anorexie.


Voici des témoignages d'ancienne personnes souffrant de cette maladie, de proches, ou de personnes souffrant encore de cette maladie:

-Clarisse, 21 ans. Lille:


"Tout me dégoûtait"


"A 15 ans, je suis passée par là pendant environ deux ans. Des soucis familiaux, scolaires... je me suis sentie en décalage. J'ai perdu le goût de manger, ce fut le cercle infernal. Je ne supportais plus les aliments solides, tout me dégoûtait. Je voulais manger mais mon corps refusait et m'obligeait à vomir. 1, 2, 5, 10 kilos... et hop ! ça n'a plus de fin !
J'ai fini par rencontrer en urgence un médecin qui m'a donné des médicaments qui me dégoûtaient encore plus ! Un jour, je rencontre un garçon qui me trouve belle, ne voit pas ma maladie (oui, oui, s'en est bien une !) et je reprends goût à la vie et donc à la nourriture. Car pour vivre, il ne faut pas se leurrer, il faut MANGER !"


-Alex, 22 ans. Saint-Germain en Laye:


"Je n'était pas intéressant"

"Je suis un garçon de 22 ans et j'ai été anorexique ! Depuis tout jeune j'étais gros et pas intéressant pour ces demoiselles qui voyaient en moi un bon copain ! Pour les garçons, j'étais le gros lard dont il fallait se moquer ! Alors à 18 ans, je me suis pris en main : sport à outrance, salade verte, crises du boulimies. J'ai perdu 15 kg en un mois et demi jusqu'au jour où j'ai fait un malaise et qu'une fille me dise qu'elle ne pourrait pas sortir avec moi car j'étais devenu maigre, hyperactif, impuslif, gestionnaire de ma vie et de celles des autres, insatisfait de tout, bref, dé-tes-ta-ble !
Je me suis remis à manger, à faire de la musculation, à prendre soin de moi dans la mesure du possible et désormais je plais aux autres et surtout à moi !"


-Anonyme, 17 ans. Montpellier:


"Une obsession"

"Je me suis toujours trouvée trop grosse. Ça a commencé à m'obséder quand j'ai découvert à quoi servait une balance (vers mes 10 ans). Je suis devenue complètement obsédée à ce que mon poids soit exactement identique d'un jour a l'autre. Au début, c'était un jeu puis c'est devenu une obsession. Je me pesais presque trois fois par jour (à chaque fois que je venais de manger).
Puis, je me suis fixé un objectif : perdre 5 , puis 10, puis 15 kilos. J'en ai perdu 8 (je me faisais vomir et je prenais des laxatifs presque tous les jours).
Aujourd'hui, tout va beaucoup mieux : je commence à reprendre quelques formes et je me plais."


-Lory, 48 ans. Allones:


"C'est un refus de son corps"

"Ma fille de 21 ans est anorexique depuis l'âge de 12 ans. Si aujourd'hui elle est encore en vie c'est pour deux raisons : la première c'est qu'elle est sportive de haut niveau et le peu qu'elle mange c'est pour continuer son sport ; et la deuxième c'est qu'elle a rencontré un garçon qui l'aime depuis des années et qui la soutient.
Sa maladie s'est declenchée suite à une agression sexuelle de la part de son instituteur en cm1. J'espère de tout coeur qu'elle va réussir à se sortir de cette maladie. Mais j'ai des doutes car son anorexie est totale, c'est à dire un refus de son corps de femme, de se voir nue, un refus de grandir. C'est pire que d'être maigre à tout prix, c'est un rejet du monde adulte."


-Stéphanie, 19 ans. Nangis:

"C'est un engrenage"

"Je suis tombée dans l'anorexie à l'âge de 15 ans ! Je suis alors descendue à 34 kg pour 1m68 ! Depuis, j'essaye de surmonter cette épreuve. Mais malgré tout, avec quelques moments difficiles. Aujourd'hui, je pèse 46 kg !
J'aimerais dire à toutes les miss qui veulent commencer un régime ou qui se trouvent un peu ronde : faites bien attention car une fois que vous êtes pris dans l'engrenage, c'est très difficile d'en sortir !
Cela fait bientôt 4 ans que je vis avec cette maladie et je vous assure qu'elle m'a gâché une partie de ma jeunesse."


-Sandra, 29 ans. Vernon:

"Il faut s'accrocher à la vie"

"J'ai été anorexique durant les années de mon adolescence. J'étais mal dans ma peau, je me trouvais trop grosse alors que je ne pesais que 48 kg pour 1m68. J'avais l'impression que personne ne me comprenait.
Je mangeais vraiment très peu et dès que je trouvais que j'avais trop mangé, je faisais du sport jusqu'à épuisement. Et c'est d'ailleurs ce qui m'a sauvé, le foot (que je pratiquais à très forte dose), le cyclisme, le footing, la natation, la musculation.
Je pense qu'il faut s'accrocher à la vie parce qu'elle vaut le coup d'être vécue. Il faut que vous trouviez une passion, un hobbie qui vous sortira de ce merdier parce qu'il n'y a pas d'autre mot. Bon courage à tous !"


-Anaëlle, 22 ans. Tours:


"On entre dans un cercle vicieux"

"J'ai commencé à souffrir de boulimie à l'âge de 18 ans à la suite de deux chocs émotionnels. L'envie de perdre du poids à "pesé" lourd et les relations très tendues avec ma mère également. Après cette période de boulimie vomisseuse, j'ai fait de l'anorexie. Les périodes de jeûn représentaient pour moi un contrôle de mon corps, un réel pouvoir. Je ne me sentais plus du tout sale ni inutile. J'étais enfin forte et fière d'afficher ma maigreur. On entre dans un cercle vicieux : ne rien manger, se peser, s'affamer, se dévaloriser et s'isoler des autres.
J'ai échappé à l'hospitalisation. Je pense avoir enfin réussi à m'en sortir. Mais ça ne tient qu'à un fil. Ça met du temps et on garde toujours des séquelles."


-Mathilde, 18 ans. Toulouse:

"J'étais trop grosse"

"A la base, je faisais un regime parce que mon médecin m'avait appris ce que j'ignorais jusque là : j'étais grosse. 84 kg pour 1m74, soit 20 kg de trop. Sur le coup je n'ai pas réalisé, je plaisantais de son verdict. Arrivée chez moi, j'ai mesuré la portée de ses conseils : je n'ai pu me voir de la même manière, avec la même insouciance qu'autrefois. Finie l'enfance, bonjour le cauchemar.
Lorsque j'ai commencé à comprendre que sans manger on mincissait vite, j'ai plongé. De 84, j'ai passé le cap des 64 kg, puis moins. Cette periode était comme un rêve ! Comme si notre corps, moins lourd, moins terrestre en quelque sorte, n'existait plus vraiment. Ça a été le calvaire mais aujourd'hui je suis presque sortie du tunnel."


-Angélique, 23 ans. Châlon sur Saone:


"Je fais la guerre aux sites pro ana"

"J'ai été anorexique, il y a maintenant quatre ans. Pour m'en sortir, j'ai dû être hospitalisée car je ne pesais que 38 kilos.
A ma sortie de l'hopital, je n'étais pas complétement guérie, mais j'ai rencontré l'amour et cela a servi à me délivrer de cette maladie de merde.
Mon anorexie est survenue suite au décès de ma mère. Maintenant, je me bats pour celles qui connaissent cette maladie et je fais une guerre contre les sites pro ana."


-Stéphanie, 18 ans. Toulon:


"Aidez vos proches à s'en sortir"

"Cela fait un an que je suis tombée dans l'anorexie. J'essaye de m'en sortir petit à petit en suivant un psychologue et un médecin généraliste.
J'espère faire passer un message à toutes les filles et les garcons (car eux aussi peuvent être touchés) et les proches, les amis : ne laissez pas une personne se faire du mal comme ça, c'est une maladie horrible, qui n'apporte rien de bon. Aidez vos proches à s'en sortir, ne les laissez pas tomber, il faut vaincre ce démon.
Aujourd'hui, j'essaye de remonter la pente mais ce n'est pas facile croyez moi. C'est pourquoi, plus vite c'est pris en charge, mieux c'est."




C'est jamais facile de s'accepter tel que l'on est, et l'image que l'on se fait de soi-même peut vite devenir une obsession, pblm familiaux, mal dans sa peau, le regard des autres, des tas de raison peuvent entrainer l'anorexie, c'est facile d'y tomber mais dur d'en sortir il ne faut jamais hesiter à en parler, il y a toujours une solution.
l'anorexie ou mince à tout prix

# Enviado em Sábado 21 Outubro 2006 08:54

Modificado em Sábado 21 Outubro 2006 13:11